J’apprends que cet état dans l’état, sous prétexte de défendre la nature, le fait, une fois de plus au détriment de l’Homme. Une fois de plus, il bafoue les principes de la démocratie. Après des négociations préalables, ces fins négociateurs attendent les mises à l’enquête pour revenir à la charge et obtenir de supplémentaires concessions.

Je le dis sans ambages, cette attitude me dégoûte. Pour les responsables de ce groupe extrémiste, il n’a pas suffi que le peuple suisse accepte une initiative débile sur les résidences secondaires et une Loi sur l’Aménagement du Territoire digne des pays communistes. Ils poursuivent avec joie le sacrifice des régions de montagnes. Car, il faut le dire, la plupart d’entre eux n’en ont strictement rien à faire des personnes qui ont choisi de vivre dans ces régions, alors que, j’en suis convaincu, eux-mêmes vivent dans les villes polluées et sont, pour beaucoup, de parfaits dépendants.

Y en a-t-il un parmi vous qui a connu les pentes du Meilleret sans un arbre, telles qu’elles étaient il y a quelques générations ?

Y a-t-il un seul d’entre vous qui estime exagéré de décompter chaque arbre abattu pour avoir une compensation, alors que chaque jour la forêt étend son emprise sur la prairie ?

Y a-t-il un seul des membres de votre dictature qui pourrait penser que de créer des lisières plus respectueuses des courbes de niveaux serait plus harmonieux que des saignées rectilignes dans cette belle jeune forêt ?

Non, franchement, PRO NATURA, protecteur de la nature, vous rigolez ?

Jean Lugrin
Lettre publiée le 22.10.2017

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